Quand la loi pousse les coiffeurs à la clandestinité

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Quand la loi pousse les coiffeurs à la clandestinité

Un décret fixe les prix minimum dans le secteur de la coiffure

L’Outaouais est la seule région du Québec où les services donnés par les coiffeurs sont déterminés par un décret gouvernemental qui remonte à 1934. Mais c’est aussi sur la base de ce décret, que sont déterminés les horaires d’ouverture des salons de coiffure, le salaire des coiffeurs, et l’ensemble des conditions de travail de la profession des coiffeurs. Toutes les régions du Québec ont aboli ce décret entre 1977 et 1984, sauf en Outaouais, où les voix de quelques coiffeurs se sont élevées, en vain. Même la BBC a demandé ce week-end des explications au comité paritaire des coiffeurs responsable, qui a refusé de répondre.

Augmentation du tarif minimum

En France, on a tendance à râler quand on voit la note du coiffeur, mais en Outaouais pas question de râler tant les tarifs minimum sont abordables :

  • Actuellement le prix minimum d’une coupe de cheveux est fixé à 15$, il passera donc à 17$ en 2016.
  • Une permanente passera de 54$ à 60$.
  • Une coloration sera facturée au minimum 26$.

Un syndicat hors de prix qui pousse les coiffeurs à la clandestinité

L’Outaouais est la seule région où les coiffeurs doivent verser une cotisation annuelle démesurée à un syndicat : le comité paritaire des coiffeurs de la région. C’est pourquoi, il existe un peu partout des salons de coiffure clandestins : les coiffeurs hors la loi proposent de vous couper ou de vous teindre les cheveux dans un sous-sol, et ce, en toute illégalité pour éviter de payer des redevances astronomiques…

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